Je viens de lire un article sur le site du Centre des médias alternatifs du Québec, dans lequel on apprend qu’une manifestation aura lieu dimanche prochain devant le CHUQ à Ste-Foy, afin de dénoncer l’avortement, et il qu’il y aura également une contre manifestation pro-choix. À ma connaissance, c’est la première fois depuis des années qu’un tel événement se passe dans la ville de Québec.

Sans vouloir juger les femmes qui ont déjà eu recours à un moment de leur vie à l’avortement (au Québec, une femme sur trois aura eu un avortement), ces manifestations me font interroger sur la pertinence de garder le droit à l’avortement libre.

Si on me demandais dans le milieu des années 1970 si j’étais pour ou contre l’avortement  je répondais sans hésiter oui à l‘avortement, parce que à l’époque ça représentait un grand bond en avant pour les femmes, qui souvent dans le passé, devaient se faire avorter par des charlatans qui utilisaient souvent des supports, ce qui pouvait s’avérer être une source de danger pour la santé des femmes. Ainsi selon des statistiques du Bureau fédéral de la statistique, 57,617 femmes se sont retrouvées hospitalisées en 1962 pour des complications survenues à la suite d’un avortement illégal.

Les différentes raisons invoquées par les femmes pour se faire avorter sont variées, ça peut être pour des raisons de santé pour la mère, des motifs de pauvreté, que la mère est aux études, que le père est disparu de la circulation, que la femme a été victime de crime à caractère sexuels, ou encore parce que la femme veut prioriser sa carrière avant d’avoir des enfants.

Mais avec toutes les méthodes modernes de contraceptions présentement « disponibles sur  le marché », est-ce qu’on devrait limiter le droit à l’avortement aux cas où la santé de la mère est en danger, ou encore dans les cas où la femme est devenue enceinte à la suite de viol ou d'inceste?

Je me souviens avoir déjà lu dans le magazine « L‘actualité» il y a quelques mois, que certains médecins en Angleterre avaient décidé de ne plus pratiquer d’avortements, sous le prétexte que les femmes devaient se responsabiliser?

Si on limitait l’avortement, est-ce que ça ne dégagerait pas des sommes d’argents supplémentaires pour les affecter à d’autres soins de santé, ou encore pour permettre à des femmes qui ont des difficultés d’avoir des enfants, de peut-être pouvoir en avoir par la voie de l’insémination artificielle?