12 août 2009
Dire que l'on prétend qu'il n'y a plus de crise du logement
C'est complètement débile, une femme doit s'héberger dans un hôtel, parce qu'elle ne se trouve pas un logement à prix abordable, et il existe un conflit entre elle et l'OHMQ qui a en charge les gens qui ont des difficultés à se tr...ouver un logement.
Dire que l'on ose prétendre que la crise du logement à Québec est
une histoire du passé, et que même la ville de Québec annonce à chaque
année des mesures d'urgence pour les gens qui ont de la difficulté à se
trouver un logement, et que cette année, la ville a très peu publicisé
les mesures d'urgence, comme si on avait peur de se faire déranger par
les sans-abris, et qu'en plus, certains accusent le milieu
communautaire de ne pas faire leur travail...
01 juillet 2009
1er juillet, jour de sport national des Québécois
Aujourd'hui 1er juillet, pour certains c'est le jour de la Fête du Canada, tandis que pour d'autres, c'est le jour de sport national de environ 200 000 Québécois, c'est-à-dire le jour de déménagement.
Comme à d'autres années, certains médias se font le porte-parole des associations de propriétaires comme la Corpiq, afin de dénoncer les mauvais locataires qui ne paient pas leur loyer, alors que les mauvais payeurs ne représentent selon la CORPIQ que 7% de leurs locataires, ce qui représente tout de même selon la CORPIQ des pertes estimées à 200 millions $.
Je reconnais qu'il y a et qu'il y aura toujours des gens qui abusent du système, et ils savent quoi faire pour ne pas payer leur loyer, mais les gens qui ne paient pas leurs loyers ne le font pas tous de façon préméditée. Les raisons de non paiement sont variées, on a qu'a penser aux gens qui ont eu la malchance de perdre leur emploi, et qui attendent toujours leur premier chèque d'assurance emploi, à cause que la Commission de l'assurance emploi du Canada ne suffit pas à la demande croissante des nouvelles demandes d'assurance emploi, et ce même si le gouvernement fédéral a annoncé dernièrement, qu'il embaucherait des nouveaux employés pour aider le plus rapidement possible les chômeurs.
On peut également considérer que certaines personnes paient en retard leur loyer à cause qu'ils connaissent également des retards dans la perception de leurs chèques de la CSST, ou encore de leur chèque des compagnies d'assurances collectives qui sont toujours heureuses de recevoir leurs primes d'assurances, mais qui, lorsque vient le temps de payer, ne sont jamais pressées à délier les cordons de la bourse.
En parlant d'assurance, certains animateurs de la station radiophonique CHOI-FM ont accusé les locataires de ne pas prendre d'assurance habitation (1 Québécois sur 4), même si selon eux, une telle assurance peut coûter aussi peu qu'une vingtaine de dollars. Savent-ils que certaines compagnies d'assurances refusent d'assurer certains locataires pas à cause qu'ils sont insolvables, mais bien à cause que ces compagnies veulent limiter les risques, en n'assurant pas plus qu'un certains nombre de locataires dans un secteur donné.
Et que dans d'autres cas, il y en a certains qui n'ont pas les moyens de se prendre une assurance habitation, on a qu'à penser qu'aux chefs de familles mono-parentales qui sont souvent à faibles revenus, et qui ont toutes les misères du monde à recevoir les pensions alimentaires de leur «ex».
C'est facile de s'en prendre aux mauvais locataires, surtout lorsqu'on ne fait qu'écouter le lobby des propriétaires, mais si ces médias tiennent vraiment à donner l'heure juste sur la crise du logement qui persiste depuis maintenant plusieurs années, ils devraient également rencontrer sans préjugés, les représentants des associations de locataires au lieu de les crucifier sur la place publique.
16 juin 2009
Mesures d'urgence de la ville de Québec
Via le blogue «Comité Logement d'aide aux locataires»
Pour les gens de la ville de Québec qui n'ont toujours pas trouvé de logement pour le premier juillet, peuvent avoir recours à des mesures d'urgence qui sont sous la responsabilité de l'Office municipal d'habitation de Québec.
On peut rejoindre l'Office d'habitation du Québec au numéro de téléphone suivant: 418.780.5211.
Pour de plus amples informations, vous pouvez cliquer ici.
04 mars 2009
Pétitition pour que les baux soient déposés à la Régie du logement
Le Regroupement des comités locataires et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a mis en ligne une pétition dans laquelle elle demande qu'il y ait un registre des baux, ce qui va faciliter la tâche des locataires qui veulent vérifier le montant du loyer le plus bas payé, et et leur permettre de pouvoir contester les augmentations de loyers si besoin est. Le RCLALQ déposera cette pétition à l'Assemblée nationale à une date qui ne semble pas être encore déterminée.
Le libellé de la pétition est la suivante:
Nous,
soussignéEs, exposons les faits suivants pour demander l'instauration
d'un registre des baux obligatoire au Québec. Attendu que :
√ le loyer est la dépense principale d'un ménage locataire, Nous, les personnes soussignées, demandons à l'Assemblée nationale
d'instaurer un registre des baux obligatoire. Un tel registre
permettrait aux locataires de consulter le prix des loyers. Les
locataires bénéficieraient ainsi des informations nécessaires pour
entreprendre les recours prévus par la loi en cas de hausses abusives
du loyer. Pour signer la pétition, il faut cliquer ici.
√ en 2006, 448 840 ménages consacraient plus de 30% de leur revenu pour le loyer,
√ les loyers ont augmenté de 137$ par mois entre 2000 et 2008, une hausse de 27,6%,
√ un nouveau locataire a le droit de connaître le loyer le plus bas payé au cours des 12 mois précédant le début du bail,
√ les propriétaires omettent de remplir la ‘section G' du bail,
laquelle précise le prix du loyer et les autres conditions du bail,
√ il n'existe aucune sanction envers les propriétaires qui ne se conforment pas à cette obligation,
√ les locataires ont le droit de contester une hausse abusive de loyer lors de la signature d'un bail,
√ les locataires ne disposent pas de l'information nécessaire pour se
prévaloir du droit à faire fixer le loyer à la Régie du logement,
27 janvier 2009
Les associations de propriétaires et les augmentations de loyer
Comme il fallait s'y attendre, les associations de propriétaires sont en fusil, à cause qu'elles considèrent que les méthodes de calcul utilisées par la Régie du logement pour fixer le prix des loyers sont inadéquates.
La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), prétend elle, que les augmentations minimales devraient être de 2% par année, et que les augmentations de loyer préconisées par la Régie du logement, fait en sorte de dissuader les propriétaires de faire des réparations. De l'aveu même du CORPIQ, au moins 35% des loyers auraient besoin de réparation.
Par contre j'ai toujours de la difficulté à entendre les prétentions des corporations de propriétaires, surtout quand on considère que plusieurs propriétaires aux cours des dernières années, et tout particulièrement depuis le début de la crise du logement, il y a environ une dizaine d'année, ont souvent augmenté bien au-delà des recommandations de la Régie du logement, le montant des loyers sachant très bien que les locataires seraient moins tentés de contester les augmentations, à cause de la pénurie de logement et sans pour autant faire des réparations qui sont souvent nécessaires.
Où bien encore, quand les propriétaires relouent un logement, ils vont le louer beaucoup plus cher que le montant qui a été payé par l'ancien locataire, et les nouveaux locataires n'ont aucun moyen de savoir s'ils peuvent ou non contester le prix du logement une fois qu'ils ont pris possession du logement.
Les augmentations de loyer proposées par la Régie du logement sont les suivantes:
- À l'électricité: 0,8%
- Au gaz: 1,8%
- Au mazout: 5,1%
- Non chauffés: 0,6%
26 janvier 2009
Le gouvernement conservateur réinvestirait dans le logement social
Depuis quelques années, on a pris l'habitude de voter pour des gouvernements minoritaires, peut-être à cause qu'on ne fait pas confiance aux gens qui se présentent devant nous, même si ça peut avoir comme inconvénient d'avoir plus souvent des élections, mais avoir un gouvernement minoritaire peut aussi avoir certains avantages, surtout lorsque le gouvernement au pouvoir risque de tomber en tout temps, comme c'est présentement le cas à Ottawa avec la présentation du prochain budget le 27 janvier prochain, ce qui voudrait dire la tenue de nouvelles élections moins de quatre mois après la réélection du gouvernement conservateur, à moins que les partis d'opposition décideraient de demander à la gouverneure générale Michaëlle Jean de former un gouvernement de coalition, ce qui selon certains spécialistes constitutionnalistes, serait tout à fait légal, alors que pour une bonne partie de la population, avoir un gouvernement de coalition serait considéré ni plus ni moins comme un coup d'État.
Le gouvernement Harper cherchant à survivre, présente déjà au compte-gouttes certains éléments de son budget qui sera présenté cette semaine, et un des éléments qui a fait la manchette en fin de semaine, est que le gouvernement conservateur va débloquer deux milliards $ qui seront dépensés sur une période de deux ans dans le logement social, ce qui est tout de même une assez bonne nouvelle, considérant que depuis 1994 les gouvernements conservateur et libéral consécutifs ont cessé d'investir dans le logement social.
De ce budget: 400 millions$ seront destinés à la construction de logements sociaux pour les personnes âgées à faibles revenus, alors que 600 millions$ seront dépensés dans les rénovations des infrastructures situées dans des communautés autochtones, et que le reste servira à rénover les logements sociaux déjà existants, on peut prévoir que les associations de locataires répondront que c'est bien insuffisant, puisque pour le Front d'action populaire et de réaménagement urbain (FRAPRU), le désinvestissement dans le logement social a coûté 52,000 logements, dont 5,400 pour la région administrative de Québec.
Ces associations ne doivent pas oublier, qui si on n'était pas dans une période de crise économique, et que le gouvernement, et surtout un gouvernement conservateur n'investissait pas dans les infrastructures pour créer des emplois, il n'y aurait vraisemblablement pas de programme de logements sociaux, mais les associations comme le FRAPRU ne doivent pas pour autant cesser de faire du lobbying pour promouvoir le logement social, puisque les besoins pour avoir des logements à faibles coûts sont plus criants que jamais.
14 décembre 2008
Quand les sans-abris se cherchent un toit pour l'hiver
À l'approche des fêtes et l'arrivée des gros froids d'hiver, je
m'aperçois que la misère est plus omniprésente que jamais dans la
vieille capitale, qu'il y a des gens qui ne mangent toujours pas à leur
faim, et ce qu'il y a encore de plus aberrant, c'est de voir qu'il y a
encore sans-abris qui ont de la difficulté à se retrouver des endroits
pour se loger pour la nuit, et ce même si à Québec il existe certains
endroits prévus à cette fin, comme la Maison L'Auberivière, L'Armée du
salut, etc.
Mais c'est nettement insuffisant, comme en fait foi une
étude de 2006 préparée par la Direction régionale de santé publique de
la Capitale-Nationale et le
département de médecine sociale préventive de l’Université Laval et qui
a servi de base à un mémoire présenté par les conseillers municipaux
Raymond Dion et Denise Trudel, devant la Commission des affaires
sociales, les conseillers municipaux Raymond Dion, et dans lequel on y
apprend qu'à Québec, on estime qu'il manque 250 abris pour venir en
aide aux gens qui n'ont pas de toit sur leur tête durant la saison
d'hiver.
Ces personnes doivent alors trouver d'autres solutions pour se mettre
en sécurité au chaud. J'ai appris il y a quelques jours, que des
sans-abris tentaient à l'occasion de se réfugier à l'hôtel où je
travaille, en espérant qu'ils pourront y passer la nuit ou tout au
moins, y passer quelques heures pour se réchauffer avant de se faire
expulser.
Certains font même preuve d'audace et d'imagination, et c'est ce qui est arrivé il n'y a pas très longtemps, on m'a dit qu'un employé du service des banquets avait remarqué qu'il y avait quelque chose qui bougeait sous une table nappée et jupée aux banquets, et quand il a soulevé la jupe, il a vu une personne qui était couchée sous la table, où elle a probablement réussi à y passer la nuit.
Une telle situation est inacceptable pendant que les gens ont de la difficulté à se trouver des refuges, certains contracteurs préfèrent construire des tours à bureau, des condos, ou encore certains propriétaires préfèrent convertir leurs logements en condos, parce que c'est beaucoup plus rentable que de construire des logements sociaux.
Et cette situation n'est pas seulement réservée à Québec, c'est la même chose à l'ensemble du Québec. Certains quartiers connaissent aussi l'effet de la "gentrification", c'est-à-dire que des contracteurs et des propriétaires trouvent des quartiers intéressants pour y construire toutes sortes d'édifices comme des condos, tours à bureau, ou encore des logements luxueux, ou encore on transforme les maisons de chambres en logement, ce qui a comme conséquence de déplacer les plus démunis dans d'autres quartiers, sans qu'ils puissent pour autant se trouver des logements à prix abordable.
Et les gouvenements jusqu'éa présent ne font presque rien pour solutionner le problème de logements sociaux, le gouvernement fédéral n'investit plus dans la construction de logements abordables depuis 15 ans, il faut croire que c'est plus important pour Ottawa d'effacer le déficit, ou encore acheter des joujous de guerre pour l'Afghanistan, tandis que le gouvernement québécois investit timidement dans la construction de logements sociaux.
Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) estime qu'il faudrait construire 50 000 logements sur une période de 5 ans, pour régler le problème des logements sociaux.








