L’annonce faite dernièrement par la ministre du patrimoine Josée Verner voulant qu’il y aura une coupure de 45 millions$ dans la culture, a créé une levée de boucliers de la part des artistes au Québec et au Canada anglais, sans compter la voix de nombreux bloggers  qui dénoncent l’attitude du gouvernement Harper, et qui lui demandent de revenir sur sa décision, et qu’il s’engage à injecter 1% du budget dans le domaine de la culture.

Pour ma part, il me semble évident qu’il faut faire un certain ménage dans les programmes, mais pas au point de couper 45 millions$,  il faudrait peut-être seulement que l’on émette des nouvelles politiques qui permettraient aux fonctionnaires d’être plus vigilants lorsque vient le temps d’accorder des subventions aux artistes, pour éviter que des sommes d’argent ne soient pas dépensées n’importe comment.

Je me rappelle d’un projet d’un artiste montréalais qui voulait faire voler, à l’été 2008, une banane volante de 300 mètres de long au-dessus du Texas, et dont le projet était évalué à 1,5 million$. L’artiste en question avait réussi à obtenir plusieurs subventions dont celles du Conseil des arts du Canada qui lui avait octroyé 95 000$, alors que le Conseil des arts et des lettres du Québec subventionnait le projet pour un montant  de 52,320$, et à ce jour la fameuse banane n’a pas encore pris son envol en raison du manque de financement, alors nous les contribuables avons dépensé 147,320$ totalement inutilement, ce qui fait dire à la Ligue des contribuables que finalement «qu’il s’agissait d’une mauvaise idée».

Les associations d’artistes prétendent pour leur part, que l’art fait travailler beaucoup de gens dans plusieurs secteurs d‘activités, comme la restauration, l’hôtellerie, etc., je suis entièrement d‘accord avec cette affirmation, travaillant dans l‘hôtellerie depuis maintenant plus de 20 ans, je me souviens à une certaine époque, où l‘on tournait à Québec l‘émission « Le parc des braves» mettant en vedette Marie Tifo, Vincent Graton et Gérard Poirier, les acteurs et les producteurs de la série avaient séjourné plusieurs jours et mangé à l‘hôtel.

Mais il existe des exceptions comme dans le cas de la banane, c’est qu’elle n’était même pas construite au Québec, mais bien au Mexique, c’est pas pire, au lieu de faire travailler des gens d’ici, on va faire travailler des gens de l’extérieur, alors que nous critiquons les compagnies qui déménagent une partie de leurs productions à l’étranger afin de rentabiliser d’avantage leurs compagnies.

Même si je n’ai aucune preuve, rien ne dit pas que d’autres sommes d’argent ont été dépensées pour des projets tout aussi farfelus, mais ce c’est pas une raison pour autant de pénaliser les autres artistes qui ont du talent, et on doit maintenir les subventions dans le domaine des arts.

La Ligue des contribuables du Québec a mis en ligne une entrevue accordée par Mme Joly la responsable de l'organisme à François Paradis sur cette fameuse banane, pour la regarder, il suffit de cliquer ici.